Journée de la Maintenance en images
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Journée de la Maintenance
En l’honneur du Manadier Albert CHAPELLE

Mercredi 24 octobre 2018

Retrouvez les images de la journée ainsi que le discours prononcé par M. le Maire, Roland CHASSAIN


 
Madame Naïs LESBROS, Reine d’Arles,
Mesdames et Messieurs les élus,
Monsieur le Directeur du Parc naturel régional de Camargue et les membres du parc,
Monsieur le Président et les membres de la Confrérie des Gardians,
Monsieur le Capitaine et les membres de la Nacioun Gardiano,
Monsieur le Président et les membres de l’association des gardians professionnels de Provence et de Languedoc,
Monsieur le Majoral du Félibrige Gabriel BRUN,
Monsieur le Président du Comité d’Organisation des Fêtes Saintoises,
Les membres des groupes folkloriques Marquis de Baroncelli et Mantenènço,
Mesdames et Messieurs les présidents d’associations et leurs représentants,
Gens de Bouvino et de Traditions,
Amis manadiers, gardians, mainteneurs et afeciouna,
Chers amis,
 
Cette Journée de la Maintenance en terre santenco, Capitale de la Camargue, est célébrée chaque année en l’honneur de manadiers, gardians, afeciouna, « gens de bouvine » qui défendent et maintiennent les traditions taurines, provençales, languedociennes et camarguaises, si chères au Marquis de Baroncelli.
 
En ce 24 octobre, la municipalité est très honorée de dédier cette matinée à l’un des siens, homme de biòu passionné, le manadier Albert CHAPELLE, plus connu sous le surnom de « Bébert ».
 
Entre Bébert et la bouvine, c’est une longue histoire d’amour.
 
C’est à 8 ans qu’il a eu son premier contact avec un taureau.
 
Sur le chemin de l’école de Mas Thibert, accompagné par sa mère à vélo, ils sont chargés par un taureau de Marius LESCOT.
 
Sous le coup de l’émotion, « Bébert » perdra la parole pendant 15 jours.
 
Plus tard, la passion le prend en allant aux ferrades chez Christian LESCOT.
 
Cette même passion l'entraine à s'essayer au raset dans les arènes de Mouriès.
 
Il recevra même un coup de corne de 13 cm dans les arènes de Pernes-les-Fontaines.
 
Le taureau prend le dessus sur ses activités agricoles et en 1960 il s’associe avec Régis CHAUVET.
 
En 1968, la manade CHAUVET-CHAPELLE se sépare et c’est la naissance de la manade CHAPELLE frères.
 
L'amour du taureau se conjugue à celui du cheval, Albert CHAPELLE travaille alors, en caballero, les étalons de race Camargue et Brave. 
 
Engagé par Paul LAURENT, il travaille des tau Camargue, avec simulacre de mise à mort, dans les arènes des Saintes Maries.
 
Il remporte le Rejon d'Or en 1969 et 1970.
 
Dans les arènes d'Alès, il travaille à cheval avec les novilleros Nimeno et Chinito.
 
A Sommières, il torée avec Riboulet, Chaix, accompagné des péones, Ramon Gallardo et Pedro Romero.
 
Il s'envole sur son cheval « Vanneau » dans ces arènes.
 
Dans les années 70, la manade CHAPELLE-FRERES rivalise avec les prestigieux élevages grâce à des cocardiers renommés tels que Aiguilleur, Saint-Louisien, Mongol, Ramountcho, Balsamo, Saint-Gillen, Boncoeur...
 
Concluant sa période de Caballero, au début des années 80, il commence les abrivado à Saint-Laurent d'Aigouze, le Grau du Roi, Arles...  
 
Dans les années 1990, il donne une dimension singulière et spectaculaire aux abrivado et bandido qu'il réalise en faisant danser et cabrer son cheval au son des penas, héritée de sa période caballero.
 
Durant toutes ces années, Albert CHAPELLE entretient des relations amicales et fraternelles avec les raseteurs, manadiers, afeciouna, illustration de son état d'esprit, fruit d'un parcours d'une rare diversité, toujours sous le prisme du taureau et du cheval.
 
Sa phrase fétiche est : « La Provence a besoin du Languedoc, le Languedoc a besoin de la Provence sans oublier le Roussillon et Vive le monde entier de la Bouvino ».
 
Dans les années 90 à 2000, la manade se diversifie, « Bébert » accueille le public, aux côtés
de son épouse Jacqueline.
 
En 1998, la manade est scindée en deux entre sa nièce Sophie et Albert.
 
Quelques cocardiers sérieux émergent : Bizet, Cérès, Cocotingo.
 
Tout en continuant à réaliser les abrivado, Albert poursuit une sélection rigoureuse avec l'aide de son petit-fils Florent.
 
En 2007, Prince est sacré Tau d'Or et en 2011 meilleur taureau de la finale des Raseteurs.
 
Gazette est Cocardière d’Or en 2009 et 2011.
 
En 2013, Albert passe le témoin à son petit-fils Florent qui continue dans le même esprit et voit la confirmation de Primadié et Damiselo, Cocardière d'Or 2018 dans les arènes des Saintes.
 
« Bébert » a toujours entretenu un lien profond avec les Saintes.
 
Que ce soit en travaillant à cheval des tau, en remportant des prix de tau, la Cocardière d'Or, sans oublier ses étapes chez Kiki et sa dernière bandido ouverte en sortant des arènes.
 
Merci « Bébert » !
 
Je tiens à remercier tous ceux qui font vivre cette journée unique.
 
Merci à la Confrérie des Gardians, la Nacioun Gardiano, l’Association des Gardians professionnels et son président Patrick ALARCON, les manadiers, les gardians, professionnels et amateurs, les groupes folkloriques Marquis de Baroncelli et Mantenènço, le Comité d’Organisation des Fêtes Saintoises, enfin toutes celles et tous ceux qui, par leurs actions et leur passion, contribuent à l’image et à la renommée des Saintes Maries et au maintien de nos traditions.
 
Gramaci e longo mai !
 
Vivo la fé di biòu, di chivau e di tradicioun !
 
Vivo la Journado de la Mantenènço !
 
Vivo li Santo !
 
Vivo la Camargo !
 
Le Maire, Roland CHASSAIN