Au cœur de la Camargue
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Saintes Maries de la Mer, Capitale de la Camargue, assurément l’un des plus beaux sites européens pour les adeptes de Nature et de grands espaces.

Au cœur de la Camargue
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Une biodiversité d’une richesse inestimable avec plus de 340 espèces d’oiseaux recensées, des taureaux noirs, des chevaux blancs, les flamants roses et une flore exceptionnelle.
 
Au cœur de l’un des plus grands deltas d’Europe, les habitants des Saintes Maries de la Mer ont déployé au fil des siècles des trésors d’ingéniosité pour gérer, sans détruire, une terre d’une extrême fragilité.
 
Aujourd’hui, la Commune des Saintes Maries de la Mer est, dans son ensemble, située dans les périmètres de la Réserve nationale de Camargue et du Parc Naturel Régional de Camargue.

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Le Delta du Rhône

Formé dès l'ère quaternaire, le delta du Rhône n'a cessé de se transformer au cours des siècles pour devenir aujourd'hui la plus grande zone humide de France. Il figure parmi les quatre plus grands deltas d'Europe. D'une superficie de 85 000 ha, l'île de Camargue n'offre que 25 000 ha de terres cultivées (rizières essentiellement)

A partir du XIIème siècle, les ordres religieux commencent à exploiter la Camargue; se prépare alors une lutte contre la mer et les crues du Rhône. Les premières portions de digues contre la mer seront construites au XVIème et XVIIème siècle. La digue à la mer et l'endiguement du Rhône réalisés au milieu du XIXème siècle ont isolé artificiellement la Camargue mais l'ont également privée d'un apport en eaux douces et limons.

 
La Camargue est une des régions d'Europe occidentale les plus riches au point de vue biologique. Située dans l'axe de migration des oiseaux du Nord de l'Europe vers l'Afrique, elle forme un relais vital pour l'avifaune.

Afin de maintenir un milieu naturel exceptionnellement riche et une agriculture nécessaire à la vie locale, l'homme a du intervenir en mettant en place un important réseau d'irrigation et, pour conserver cet équilibre entre environnement et activités humaines et établir une zone "verte" entre les complexes touristiques et industriels du littoral méditerranéen a été créé :


 
  • en 1927, la Réserve Nationale de Camargue.
  • en 1970 le Parc Naturel Régional de Camargue.

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La faune

La Camargue offre à de nombreuses espèces un territoire où ils peuvent évoluer en liberté dans d’immenses espaces protégés ; le cheval, le taureau et le flamant rose en sont les plus emblématiques.

L’élevage du cheval Camargue, reconnu en 1978 par les haras nationaux, est au même titre que celui du taureau un élevage extensif, en troupeaux et en semi-liberté.

 
Le cheval, de robe brune à sa naissance, acquiert son pelage de « crin blanc » vers l’âge de 5 ans ; il est l’instrument indispensable du gardian pour son travail dans la manade.

Le taureau au pelage brun foncé est présent en Camargue depuis la plus haute antiquité, il est élevé pour la course camarguaise et ses conditions d’élevage originales lui ont permis de bénéficier de l’A.O.C.

D’autres espèces de mammifères vivent dans le delta mais ont un mode de vie nocturne, comme le ragondin, le sanglier, le renard ou, plus rare, le castor.

Mais les oiseaux sont sans aucun doute les animaux les plus faciles à observer en Camargue et notamment au Parc Ornithologique de Pont de Gau. Sédentaires ou migrateurs, les oiseaux sont très nombreux et variés. L’espèce la plus représentative du delta est le flamant rose qui a fait du delta son unique lieu de reproduction en Europe.
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La flore

Le paysage camarguais est marqué par la double influence de l’eau et du sel ; l’eau d’irrigation adoucit le nord du delta alors que l’eau de mer introduite pour la production de sel augmente encore la salinité du sol au sud. Plusieurs milieux sont représentés : les dunes, les étangs et marais, les sansouires, les pelouses, les prairies, la ripisylve.

Les milieux humides représentant 84% des milieux naturels, la végétation aquatique est très riche en Camargue avec une grande variété de roseaux (dont la sagne utilisée pour la confection des toits des cabanes de gardians), au milieu desquels fleurissent au printemps les iris jaunes et les renoncules d’eau.


 
Le pâturage par les manades de taureaux et chevaux des pelouses favorise l’installation de tapis de saladelle alors que plusieurs espèces de salicornes (enganes) recouvrent le sol salé et monotone de la sansouire, paysage emblématique de la Camargue.

L’un des rares arbres capables de supporter la salinité est le tamaris, il se rencontre sur l’ensemble de la plaine sous formes de bosquets.
Les rares boisements se limitent à la bande de forêt riveraine des bras du Rhône (ripisylve) et se composent essentiellement de peupliers blancs, frênes et ormes.