Histoire
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Le village des Saintes Maries de la Mer, terre d'accueil, de tradition et de pèlerinage, est construit entre ciel et mer, entre Rhône et Méditerranée.

Histoire

Site de légende, son rivage accueillit, à l'aube de la chrétienté, Marie Jacobé, Marie Salomé et leur servante Sara, chrétiennes persécutées fuyant la Palestine sur une barque sans gouvernail. Le village offre au visiteur l'image de son église altière et protectrice et promet une visite riche d'émotions sous une lumière toujours nouvelle.

A l'ombre de son clocher roman, le visiteur flâne dans les ruelles pavées, sur les traces des pèlerins. Du toit de l'église, le regard à l'affût, nez et cheveux au vent, il se laisse gagner par l'émotion des grands espaces, scènes futures de découvertes et de rencontres chaleureuses avec les hommes et les femmes manadiers qui cheminent à cheval sur les pâturages de taureaux promis à un avenir glorieux.

Du village, ses pas le guident vers les dunes, les plages de sable fin, les vastes étendues de roseaux et les manades. Amoureux de nature et de grands espaces, il goûte aux joies des promenades pédestres et équestres, admire le ballet des oiseaux, cède à l'ivresse de la navigation et de la glisse par grands vents.

Les Saintes Maries de la Mer s'érigent en capitale pour qui s'éprend de la Camargue,  envoûté par sa beauté sauvage, sa culture et ses traditions vivantes et authentiques.

L'église

Construite près de l'embouchure du Petit-Rhône, l'Eglise des Saintes Maries de la Mer avait une position stratégique importante. Au moment de son édification, aux IX° et XII° siècles, les pirates sévissaient sur la côte et il fallait se défendre contre les invasions.
L'église domine le village et est visible à 10 km depuis l'intérieur des terres. Il s'agit d'une véritable forteresse, formée d'une nef unique et droite, sans ornement et haute de 15 mètres. Le toit est entouré d'un chemin de ronde, avec créneaux et mâchicoulis et servit de tour de guet.

Le chœur et l'abside sont surmontés par un donjon en hémicycle qui renferme l'ancienne salle du corps de garde appelée « chapelle haute ». Les murs de l'église sont percés de meurtrières. Elle servait de refuge pour la population et on y trouve même un puits d'eau douce. Aujourd'hui, la statue de Sara, élément essentiel du patrimoine des gitans, est placée dans la crypte, à droite de l'autel. On remarquera également, dans l'église un autel païen du IV° siècle avant J.C.

 

L'ancien Hôtel de Ville

Le Musée Baroncelli, aujourd'hui fermé, était installé dans l'ancien Hôtel de Ville, aussi prétoire de justice et de paix, construit en 1876 par l'architecte arlésien Véran.
Il succède au premier hôtel de ville édifié en 1655 dont seuls subsistent les médaillons de marbre aux armoiries de France et de Navarre d'une part, des saintes Maries de la mer, d'autre part, sculptés par l'artiste lyonnais Pierre Sibrent, au XVIIème siècle.

Au dessus de l'entrée principale, 3 couleurs : Baroncelli (rouge et blanc), le drapeau de Provence (rouge et jaune) et celui de la Maison d'Anjou (bleu à fleur de Lys et lambel). Un peu plus haut en façade se trouve un cadran solaire circulaire.
Ce musée était un hommage au marquis Folco de Baroncelli-Javon (1869-1943), personnage emblématique de la Camargue. Lou Marquès, dirigeant du journal félibréen « l'Aïoli » en Avignon, fut un ardent défenseur des coutumes du patrimoine écologique, traditionnel et culturel de la Camargue. Il mena une vie de gardian et milita en faveur de la tolérance. C'est à lui que l'on doit la reconnaissance du pèlerinage gitan par les autorités ecclésiastiques.

 

Les cabanes de gardian

Demeure des gardians, des pêcheurs et des bergers, la cabane se reconnaît à son volume géométrique, juxtaposition d’un parallélépipède, d’un cylindre, d’un cône et d’un prisme.
L’architecture traditionnelle de cette cabane est fruit de simplicité et d’ingéniosité. Son abside tourne le dos au mistral.

Cette demeure aux murs bas blanchis à la chaux a un grand toit traversé d’un chevron, dont l’extrémité est parfois surmontée d’une corne de taureau ou d’une pièce de bois transversale pour former une croix. Ce chevron, placé à l’opposé de l’abside de la cabane éloigne la foudre et sert à nouer la corde qui l’amarre au sol, les jours de grands vents.

Jadis, les murs des cabanes étaient construits avec des matériaux issus des marais : glaise et roseaux. Aujourd’hui, d’autres matériaux sont employés… mais son architecture est toujours appréciée pour le plaisir de faire vivre la tradition ou tout simplement pour son adaptation aux conditions climatiques.